Village
Dioubwolé
Trois graphies dans le carnet, aucune dans les archives. Ce village existe dans la mémoire familiale ; il reste à le retrouver sur une carte.
- Dans le carnet familial
- Dioubwolé · Doumbwolé · Dionbwolé
Le carnet hésite lui-même : Dioubwolé, Doumbwolé, Dionbwolé. Trois lectures d’une même main, et aucune ne correspond à un village que nous ayons su retrouver. C’est le cas le plus ouvert des huit villages du carnet.
D’où vient ce paragraphe
- Carnet familial manuscrit NIANG
Ce que nous apprennent les archives
Aux origines
Aucune mention administrative de ce village n’a été retrouvée à ce jour. Il ne figure ni sur la carte routière de 1928, ni au répertoire des villages de 1998 — pas plus dans la communauté rurale d’Ogo, où se trouvent six des huit villages du carnet, que dans le reste du document.
Cette absence n’est pas une preuve d’inexistence. Un village peut être trop petit pour une carte au 1:500 000, avoir changé de nom, ou avoir été rattaché à un voisin comme hameau. Les formes du carnet évoquent des noms répandus dans la vallée ; c’est précisément pourquoi nous n’en retenons aucun : la ressemblance ne fait pas l’identification.
D’où vient ce paragraphe
- Aucune source retrouvée à ce jour
Le pays où cela se passe
Le territoire
Contexte régional
Le carnet place ce nom parmi ceux du département de Matam. À défaut de savoir où il se trouve exactement, voici le cadre auquel il appartient.
L’ANSD décrit la région de Matam en trois bandes : la vallée du fleuve, « communément appelée dandé mayo » ; la zone du Ferlo ; et « le diéri ou zone intermédiaire », aux sols dunaires et sableux. C’est cette bande intermédiaire qui commande la vie agricole : trop loin du fleuve pour la pêche et les cultures de décrue, assez arrosée pour une agriculture d’hivernage, ouverte sur les parcours pastoraux du Ferlo — que le même document appelle « zone sylvopastorale par excellence ».
D’où vient ce paragraphe
Comment la région s’est peuplée
Contexte régionalSur le peuplement de la région, l’ANSD écrit qu’il « est lié en partie aux vagues de migrations consécutives à l’éclatement de l’empire du Mali », et mentionne « l’afflux de populations venues de “Toro” (département de Podor) et du Djolof », installées « sur autorisation de l’Almamy du Fouta ».
Ceci décrit une région, pas ce village. Aucun document retrouvé ne rattache sa fondation à l’une de ces vagues, et nous ne le supposerons pas.
D’où vient ce paragraphe
La mémoire familiale
Dans notre histoire familiale
Le carnet nomme ce village à la page P8, parmi les lieux de la famille.
Aucun rattachement individuel n’est encore documenté dans la base familiale.
Ce que nous ne savons pas encore
Ce que nous cherchons encore
La première question est la plus simple, et sans réponse : où est-ce ?
Une seule phrase d’un membre de la famille vaudrait ici plus que des heures d’archives. À défaut : une carte au 1:200 000, les registres du cercle de Matam aux Archives nationales du Sénégal, ou un recensement colonial.
Tant que le lieu n’est pas identifié, cette page ne racontera pas l’histoire d’un homonyme.
Chronologie documentaire
Ce que les documents retrouvés permettent de dater — une première mention n’est jamais une date de fondation.
-
1896
Absent du recensement du cercle
Aucun des ~200 villages transcrits ne porte ce nom ni une forme voisine.
-
1972
Absent du répertoire national
Rien non plus dans l’arrondissement d’Ourossogui de 1972.
-
1997-98
Absent du répertoire des villages
Aucune forme voisine dans le répertoire national.
-
2003-2017
Absent des bases contemporaines
Ni plan local, ni base des localités, ni carte : le nom ne vit, à ce jour, que dans le carnet. L’hypothèse d’un hameau non individualisé — ou d’une graphie officielle très différente — reste ouverte.
Le fonds documentaire
0 document retrouvé nomme ce village ; les autres sont cités pour leur silence ou leur contexte. Chaque pièce est vérifiée et conservée au corpus de recherche familial.
Recensements et répertoires 3
-
Recensement de 1896 du cercle de Matam — villages, chefs de village et populations ne le nomme pas
« Thiancone Iraye — Alpha Thiello — 114 · ThianconeMody Maka — Elimane Malick — 54 · ThianconeBoguel — Daoda Samba — 39 · Dantiadi — Elimane Abdoulaye — 112 · Ourossoghui — Elimane Demba — 1 148 »
Absent des ~200 villages transcrits.
Archives nationales du Sénégal, via la transcription ORSTOM · ANS, registre 22 G 47, fo 200-224 ; transcription dans Les premiers recensements au Sénégal, ORSTOM, Dakar, 1983, p. 180-182
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Répertoire des villages du Sénégal (1972) — populations de l’arrondissement d’Ourossogui ne le nomme pas
« THIANECONE BOGUEL 301 · THIANECONE HIRAYE 472 · THIANECONE MOY MAKA 49 · VASSACODE M BAILA 293 · VASSACODE N DOUETBE 51 · VASSACODE THIOUTINCOBE 297 · DANTHIADY 982 · OGO 1 554 · OUROSSOGUI 3 107 »
Absent du répertoire national de 1972.
IREDA / CEPED · Répertoire des villages, Dakar, 1972 — région du Fleuve, département de Matam, arrondissement d’Ourossogui (40 262 hab.), p. 4.04-4.05 (chiffres vérifiés sur l’image des pages)
-
Répertoire des villages 1998 — la communauté rurale d’Ogo, village par village ne le nomme pas
« DANTHIADY (5 hameaux, 79 concessions) · THIANCONE BOGUEL (64 concessions) · THIANCONE HIRAYE (2 hameaux, 88 concessions) · THIANCONE MODI MAKA (15 concessions) · WASSACODE MBAILA (57) · WASSACODE THINTINCOBE (44) · OUROSSOGUI (174 concessions) »
Absent du répertoire national.
FAO · Répertoire des villages 1998, région de Saint-Louis, département de Matam, arrondissement d’Ogo, CR d’Ogo (37 villages) — master archivé, SHA-256 au corpus
Documents administratifs 2
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Répertoire des localités de l’AOF (volume Sénégal) — nos villages au canton du Nguénar ne le nomme pas
« Thiankon-Boguel — Matam, Matam, Nguénar · Thiankon-Iraye — Matam, Matam, Nguénar · Thiankon-Modi-Maka — Matam, Matam, Nguénar (p. 534) ; Vassakodé-Ndouetbé, [Vassakodé-]Mbaïla, [Vassakodé-]Tioukinkobé — Matam, Matam, Nguénar (p. 570) »
Aucune entrée approchante repérée à ce stade.
Gallica (BnF) · Répertoire des localités de l’AOF classées par ordre alphabétique dans chaque colonie, volume Sénégal, p. 534 et 570 (édition non datée ; série publiée entre 1906 et 1958)
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Le Plan local de développement de la communauté rurale d’Ogo (données 2003) ne le nomme pas
« Ces « Thiangols » [vallées sèches] ont donné le nom à certains villages tel que thiankone Hiraye, Thiankone Mody Maka, Thiankone Boguel »
Non nommé — même limite du document.
developpementlocal-sahel.org · PLD de la CR d’Ogo, 63 p., données du recensement administratif de 2003 (mise en ligne 2012) — master archivé au corpus
Statistiques 1
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Les coordonnées officielles des villages (base des localités ANSD/OCHA, 2017) ne le nomme pas
« Thiancone Hiraye 15,59113 / -13,39159 · Thiancone Boguel 15,56143 / -13,37027 · Thiacone Mody Maka 15,56469 / -13,37519 · Danthiady 15,52769 / -13,39888 · Wassacode Mbaila ≈15,494 / -13,277 · Wassacode Thioutincobe 15,49220 / -13,27295 · Ourossogui 15,60591 / -13,32578 »
Aucune entrée dans la base nationale des localités.
Humanitarian Data Exchange · COD-PS « Senegal - Settlements », fichier sen_PopulatedPlaces_TabularData.xlsx, endossé par l’IMWG de Dakar en août 2017 — master archivé au corpus
Aidez-nous à compléter cette histoire
Si l’une de ces questions vous dit quelque chose, même partiellement, votre souvenir a sa place ici.
- Où se trouve Dioubwolé ?
- Laquelle des trois graphies du carnet est la bonne ?
- Qui, dans la famille, se rattache à ce village ?
Dans ce récit
- Lieu Dioubwolé
Toutes les sources de ce récit
- Carnet familial manuscrit NIANG
- Situation économique et sociale régionale de Matam, 2012
- Situation économique et sociale régionale de Matam, 2012
- Aucune source retrouvée à ce jour