Village
Ourossogui
Le carrefour de la moyenne vallée : deux routes nationales s’y croisent, et le carnet familial en retient le nom. C’est, des huit villages du carnet, celui dont les sources parlent le plus.
- Dans le carnet familial
- Ourossogui
- Dans les archives
- Ouro-Sogui (1928) · Ourossogui (1998)
- Commune
- Ourossogui
- Département
- Matam
- Région
- Matam
De tous les noms que porte le carnet, celui-ci est le plus facile à suivre : Ourossogui figure sur la carte de 1928, dans le répertoire de 1998, et c’est aujourd’hui une ville. Son histoire n’a pas à être devinée.
Ce que nous apprennent les archives
Aux origines
La plus ancienne trace que nous ayons retrouvée est la carte manuscrite dressée vers 1820 par l’enseigne de vaisseau Dupont, commandant du poste de Bakel : « Ouro-Sogui » y figure parmi la quarantaine de villages relevés entre Saldé et Bakel. Le recensement de 1896 en fait un chef-lieu de canton de 1 148 habitants, et la carte routière de 1928 l’écrit toujours Ouro-Sogui, à quelques kilomètres de Matam, sur la ligne de routes qui longe la vallée — la chronologie plus bas suit le fil complet.
Des présentations publiques font remonter la ville au XVIIᵉ siècle et l’attribuent à un peuplement peul. Nous n’avons pas retrouvé le document sur lequel repose cette affirmation : elle est rapportée ici comme une tradition largement diffusée, non comme un fait établi.
D’où vient ce paragraphe
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Carte manuscrite du cours du Sénégal, par l’enseigne de vaisseau Dupont (1818-1820)
on voit apparaître les noms […] d’une quarantaine [de villages] entre Saldé et Bakel (comme […] Ouro-Sogui, Ogo, Amadi-Ounary)
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Recensement de 1896 du cercle de Matam — villages, chefs de village et populations
Ourossoghui — Elimane Demba — 1 148
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Colonie du Sénégal — carte routière au 1:500 000
Ouro-Sogui
- Présentations publiques de la ville d’Ourossogui
La vie autrefois
Le répertoire de 1998 donne la mesure du lieu : 174 concessions rurales, 1 137 chefs de ménage, et surtout des chiffres que les autres villages n’ont pas — 305 ménages en maraîchage, 78 en production fruitière, 9 en pêche. Ailleurs dans la communauté rurale, ces colonnes sont à zéro.
Le reste suit le modèle régional : 779 ménages en agriculture pluviale, 678 en élevage. Mais le maraîchage et les fruits disent autre chose : une économie déjà tournée vers un marché.
Détail qui situe l’époque : le répertoire classe alors le village sous la région de Saint-Louis. Matam n’est devenue une région qu’en février 2002. Le village n’a pas bougé ; c’est la carte administrative qui a changé autour de lui.
D’où vient ce paragraphe
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Répertoire des villages 1998 — pré-recensement de l’Agriculture 1997-98
OUROSSOGUI — 174 concessions, 779 ménages en agriculture pluviale, 305 en maraîchage, 78 en production fruitière, 678 en élevage, 9 en pêche.
Le pays où cela se passe
Le territoire
Contexte régionalOurossogui se tient au croisement des routes nationales 2 et 3, à quelque sept kilomètres de Matam. Cette position de carrefour explique ce que les chiffres montraient déjà : un village qui vend, pas seulement un village qui produit.
L’ANSD décrit la région de Matam en trois bandes : la vallée du fleuve, « communément appelée dandé mayo » ; la zone du Ferlo ; et « le diéri ou zone intermédiaire », aux sols dunaires et sableux. C’est cette bande intermédiaire qui commande la vie agricole : trop loin du fleuve pour la pêche et les cultures de décrue, assez arrosée pour une agriculture d’hivernage, ouverte sur les parcours pastoraux du Ferlo — que le même document appelle « zone sylvopastorale par excellence ».
D’où vient ce paragraphe
La mémoire familiale
Dans notre histoire familiale
Le carnet nomme Ourossogui. Aucun rattachement individuel n’est encore documenté dans la base familiale : le village est cité, sans qu’une personne y soit nommément rattachée.
D’où vient ce paragraphe
- Carnet familial manuscrit NIANG
Ce que nous ne savons pas encore
Ce que nous cherchons encore
Pourquoi le carnet retient-il ce nom ? Un parent y a-t-il vécu, commercé, été soigné ? Le carrefour attirait de loin, et cela suffit parfois à faire entrer un nom dans une mémoire familiale — mais ce n’est qu’une supposition.
Reste aussi à retrouver la source de la fondation au XVIIᵉ siècle.
D’où vient ce paragraphe
- Aucune source retrouvée à ce jour
Chronologie documentaire
Ce que les documents retrouvés permettent de dater — une première mention n’est jamais une date de fondation.
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1820
Sur la carte manuscrite de l’enseigne Dupont
« Ouro-Sogui » figure parmi la quarantaine de villages relevés entre Saldé et Bakel sur la carte du commandant du poste de Bakel — plus ancienne trace actuellement retrouvée, un siècle avant la carte de 1928.
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1896
Chef-lieu de canton, 1 148 habitants
Le recensement fait d’« Ourossoghui » le chef-lieu de son propre canton, sous le chef Elimane Demba — un homonyme sans lien établi avec notre famille. Oggo, dans le même canton, compte 1 031 habitants.
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1905
« Grand village de cinq cents cases »
La mission Vallier décrit deux puits « fournissant une eau abondante », de beaux terrains de culture, et déjà une route carrossable en chaussée vers Matam, à travers la plaine inondable.
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1932
Environ 1 500 âmes
Le Bulletin de l’enseignement de l’AOF prête au village « pas moins de 1.500 âmes ».
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1936
La presse propose d’y transférer l’escale de Matam
« Pourquoi ne pas transporter l’escale à Ourossogui, situé à dix kilomètres dans l’intérieur, à l’abri de toute inondation ? » demande Paris-Dakar. L’idée du repli hors d’eau est lancée.
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1946-1950
La digue vers Matam
La digue-route Matam-Ourossogui est en achèvement en 1946, encore en chantier dans la presse de 1950 : l’ouvrage arrime le bourg au fleuve.
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1953
Dia Doro, parti travailler à Dakar
Bingo, l’illustré africain, présente un enfant du village « venu travailler à Dakar, comme beaucoup de ses compatriotes Toucouleurs » : l’émigration de travail est déjà une évidence.
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1955-1958
Forages, route de Louga, terrain d’aviation
Le programme de points d’eau de 1956 équipe le village et son centre d’élevage ; le budget de 1958 inscrit la route Louga–Ouro-Sogui (393 km) et le terrain d’aviation. Le carrefour prend forme.
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1967
Sur la carte au 1:200 000 — et du fer ancien dans le terroir
La feuille « Matam » dessine l’aérodrome et le centre d’élevage. La même année, une communication savante signale des scories et restes de tuyères — une industrie du fer ancienne — entre Ourossogui et Ogo.
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1972
3 107 habitants
Le répertoire national confirme le doublement du bourg depuis les années 1930.
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1990
Ourossogui devient commune
Décret du 8 octobre 1990. Dix quartiers, dont quatre traditionnels : Windé, Mango, Aïnoumady, Moderne.
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2023
Environ 22 800 à 27 200 habitants
Le plan communal retient 22 784 habitants (projection ANSD) ; le recensement de 2023, tel que rapporté ailleurs, en donnerait 27 222. La divergence est documentée, pas tranchée. Hôpital régional, aérodrome, garnison : la ville-carrefour de la moyenne vallée.
Le fonds documentaire
23 documents retrouvés nomment ce village ; les autres sont cités pour leur silence ou leur contexte. Chaque pièce est vérifiée et conservée au corpus de recherche familial.
Recensements et répertoires 3
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Recensement de 1896 du cercle de Matam — villages, chefs de village et populations nomme le village
« Thiancone Iraye — Alpha Thiello — 114 · ThianconeMody Maka — Elimane Malick — 54 · ThianconeBoguel — Daoda Samba — 39 · Dantiadi — Elimane Abdoulaye — 112 · Ourossoghui — Elimane Demba — 1 148 »
« Ourossoghui », chef-lieu de canton : 1 148 habitants ; chef Elimane Demba — un homonyme parmi d’autres, sans lien établi avec Demba NIANG.
Archives nationales du Sénégal, via la transcription ORSTOM · ANS, registre 22 G 47, fo 200-224 ; transcription dans Les premiers recensements au Sénégal, ORSTOM, Dakar, 1983, p. 180-182
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Répertoire des villages du Sénégal (1972) — populations de l’arrondissement d’Ourossogui nomme le village
« THIANECONE BOGUEL 301 · THIANECONE HIRAYE 472 · THIANECONE MOY MAKA 49 · VASSACODE M BAILA 293 · VASSACODE N DOUETBE 51 · VASSACODE THIOUTINCOBE 297 · DANTHIADY 982 · OGO 1 554 · OUROSSOGUI 3 107 »
3 107 habitants — le bourg a doublé depuis les années 1930.
IREDA / CEPED · Répertoire des villages, Dakar, 1972 — région du Fleuve, département de Matam, arrondissement d’Ourossogui (40 262 hab.), p. 4.04-4.05 (chiffres vérifiés sur l’image des pages)
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Répertoire des villages 1998 — la communauté rurale d’Ogo, village par village nomme le village
« DANTHIADY (5 hameaux, 79 concessions) · THIANCONE BOGUEL (64 concessions) · THIANCONE HIRAYE (2 hameaux, 88 concessions) · THIANCONE MODI MAKA (15 concessions) · WASSACODE MBAILA (57) · WASSACODE THINTINCOBE (44) · OUROSSOGUI (174 concessions) »
174 concessions ; seul village avec maraîchage (305), fruits (78) et pêche (9) massifs.
FAO · Répertoire des villages 1998, région de Saint-Louis, département de Matam, arrondissement d’Ogo, CR d’Ogo (37 villages) — master archivé, SHA-256 au corpus
Études et missions 3
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La mission du capitaine Vallier traverse nos villages — itinéraire vers Matam nomme le village
« La route coupe la ligne des trois villages de Tiancogne : Tiancogne-Boguéi, au sud de la voie, sans eau ; Tiancogne-Modi-Maku, au nord-ouest du précédent, trois puits ; Tiancogne-Yraye, plus au nord-ouest encore, au pied des hauteurs. »
Km 127 : « Ourossoghi, grand village de cinq cents cases, avec deux puits fournissant une eau abondante. Aux environs, beaux terrains de culture. »
Document d’époque L’itinéraire de la mission Vallier, page 218 (1905) La page où la mission du capitaine Vallier traverse nos villages : Dantiadi (km 117), la ligne des trois villages de Tiancogne (km 120,5) — Boguéi « sans eau », Modi-Maku « trois puits », Yraye « au pied des hauteurs » — puis Ourossoghi, « grand village de cinq cents cases » (km 127). Capitaine Vallier, Revue des troupes coloniales · 1905 · Bibliothèque nationale de France (Gallica, bpt6k4888094g) · Domaine public · Fac-similé de la page 218, recadré. Revue des troupes coloniales, 1905 (Gallica, BnF) · « Compte rendu géographique d’une mission dans le M’Bafar, le Djolof… », Revue des troupes coloniales, 1905, p. 218 (lecture vérifiée sur l’image)
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Des vestiges d’une industrie du fer entre Ourossogui et Ogo (Bulletin du CTHS, 1967) ne le nomme pas
« nous avons trouvé dans un sondage près du bord de la vallée du Sénégal, entre Ourosogui et Ogo (région de Matam), des vestiges d’une industrie du fer (scories, restes de tuyaux) à une profondeur de 60 à 90 centimètres »
Le sondage est fait dans le terroir entre Ourossogui et Ogo — pas dans le village même.
Gallica (BnF) · Bulletin de la Section de géographie, CTHS, 1967, p. 510
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Jean Schmitz cartographie les territoires (leyɗi) autour d’Ourossogui (ORSTOM, 1989) nomme le village
« Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle on assiste à l’installation de communautés Toorobbe à la frange de la zone inondable […] dans la zone non encore défrichée qui précède Ogo et qui dépendait de l’Ardo Mbal »
Le quartier Ourossogui-Toorobbe dépendait du Ceerno Funeeɓe d’Ogo.
IRD Horizon · J. Schmitz, Anthropologie historique de quelques villages et territoires de la région de Matam, rapport de mission ORSTOM/IDA, mai 1989 (carte 3 et texte)
Cartes 4
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Carte manuscrite du cours du Sénégal, par l’enseigne de vaisseau Dupont nomme le village
« on voit apparaître les noms […] d’une quarantaine [de villages] entre Saldé et Bakel (comme Oure-Fande, Agnam, Kielogne, Cobilo, Boki Guivé, Pade, Sedo, Nabadi, Ouro-Sogui, Ogo, Amadi-Ounary) »
« Ouro-Sogui » porté sur la carte, parmi la quarantaine de villages relevés entre Saldé et Bakel — plus ancienne mention actuellement retrouvée.
BnF, Cartes et Plans (non numérisée) — citée par Becker, Martin & Diallo, 1995 · BnF, Cartes et Plans, Portefeuille 111, 3, 15 ; décrite dans C. Becker, V. Martin, Y. Diallo, Cartes historiques de la vallée du Sénégal, CNRS/IRD, Dakar, 1995, p. 11 (carte n° 9)
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Carte routière de la colonie du Sénégal au 1:500 000 (1928) nomme le village
« Ouro-Sogui · Thiankone-Modi · Ogo · Dantiadi »
« Ouro-Sogui », sur la ligne de routes qui longe la vallée.
Carte ancienne Image de contexte régional La moyenne vallée autour de Matam, sur la carte de 1928 Détail de la même carte, agrandi sur la moyenne vallée. On y lit Ouro-Sogui, Thiankone-Modi, Ogo et Dantiadi. Thiancone Hiraye n’y figure pas : à cette échelle, la carte ne retient pas tous les villages. Afrique occidentale française — Service géographique · 1928 · Bibliothèque nationale de France (Gallica, btv1b53213260b) · Domaine public · Agrandissement d’un détail de la carte complète. Gallica (BnF) — master plein format archivé au corpus de recherche · ark btv1b53213260b
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Ourossogui à l’index de l’Atlas colonial français (1937) nomme le village
« Ourossogui (Sénégal) 14 C f »
Entrée d’index nominative, planche 14.
Gallica (BnF) · Atlas colonial français, 1937, index, p. 297 : « Ourossogui (Sénégal) 14 C f »
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La carte géologique au 1:200 000, feuille Matam (1967) — la première carte qui nomme Thiancone Hiraye nomme le village
« Tiankone Hiraye · Tiankone Modi Maka · Tiankone Boguel · Ouro Sogui · Ogo · Denntiadi · Mbélone »
« Ouro Sogui », avec l’aérodrome et le centre d’élevage, au croisement des routes.
ESDAC / EuDASM (Commission européenne) · Carte géologique du Sénégal au 1:200 000, feuille Matam, Direction des Mines et de la Géologie, Dakar, 1967 — fond : carte de l’Afrique de l’Ouest au 1:200 000, feuille ND-28-XXIII (IGN)
Documents administratifs 6
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Annuaire du Sénégal et dépendances pour l’année 1867 — le cercle de Matam ne le nomme pas
« Richard, chirurgien de la marine de 2e classe, commandant du Cercle de Matam »
Non nommé — l’annuaire s’arrête au cercle.
Internet Archive · Annuaire du Sénégal et dépendances, 1867
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« Ourossogui n’[a] pas moins de 1 500 âmes » — le Bulletin de l’enseignement de l’AOF nomme le village
« Ourossogui n’ont pas moins de 1.500 âmes »
Environ 1 500 habitants en 1932, selon l’administration de l’enseignement.
Gallica (BnF) · Bulletin de l’enseignement de l’AOF, avril 1932, p. 25
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Siré Bodiel, d’Ourossogui, remboursé du prix d’une génisse (15 février 1947) nomme le village
« 15 février 1947 — Siré Bodiel à Ourossogui (cercle de Matam). Remboursement du prix d’une génisse lui appartenant et vendue en fourrière »
Un éleveur du village, Siré Bodiel, dans les comptes de la colonie.
Gallica (BnF) · Compte définitif des recettes et des dépenses, exercice 1947, p. 323
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Le programme de points d’eau : deux entrées pour Ourossogui, dont le centre d’élevage (1956) nomme le village
« 11 OUROSSOGUI 17,00 · 12 OUROSSOGUI (Élevage) 18,20 »
Deux points d’eau au programme, dont celui du centre d’élevage.
Gallica (BnF) · La Technique sanitaire et municipale, février 1956, p. 37 (tableau : Kavel Dialloubé, Nabadji Civol, Boinadji, Ourossogui, Ourossogui-Élevage)
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Budget du Sénégal 1958 : la route Louga–Ouro-Sogui (393 km) et le terrain d’aviation nomme le village
« Entre Louga et Ouro-Sogui (393 km.) […] Terrains d’aviation (Ouro-Sougui) »
Tête de ligne de la route de Louga et terrain d’aviation inscrits au budget.
Gallica (BnF) · Budget général, exercice 1958, p. 96 et 192-193
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Ourossogui, commune depuis le 8 octobre 1990 — plans communaux 2014 et 2023 nomme le village
« Suivant les projections démographiques de l’ANSD en 2023, la commune de Ourossogui serait peuplée de 22.784 habitants »
Commune érigée en 1990 ; 22 784 habitants (projection ANSD 2023) ou 27 222 (RGPH-5 rapporté) — divergence documentée.
developpementlocal-sahel.org · PDC Ourossogui 2023-2027 (master archivé) ; Plan directeur d’assainissement 2014. Décret de création du 8 octobre 1990 (n° 90/1135 selon le PDC, 90-1134 selon le PLD d’Ogo — coquille non tranchée)
Presse 5
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Le Bulletin du Comité de l’Afrique française publie l’itinéraire et l’ordre de mission Vallier nomme le village
« Au 117e — Dantiadi, village assez important […] Au 127e — Ourossoghi, grand village de cinq cents cases »
Reprise de la description de 1905.
Gallica (BnF) · Bulletin du Comité de l’Afrique française, 1906, p. 673 et suivantes (« Voici quel était le but tracé au capitaine Vallier — ORDRE DE MISSION »)
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La chaussée d’Ourossogui, un ouvrage à entretenir nomme le village
« Il ne reste plus, pour les rendre entièrement praticables, qu’à procéder à la réfection des ponts et de la chaussée de Ourossogui »
La chaussée qui le relie à Matam est un enjeu d’entretien régulier.
Gallica (BnF) · L’Afrique française, 1918, p. 242
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« Pourquoi ne pas transporter l’escale à Ourossogui ? » — Paris-Dakar, 21 septembre 1936 nomme le village
« Pourquoi ne pas transporter l’escale à Ourossogui, situé à dix kilomètres dans l’intérieur, à l’abri de toute inondation »
Proposé dès 1936 comme escale de repli de Matam, « à l’abri de toute inondation ».
Gallica (BnF) · Paris-Dakar, 21 septembre 1936, p. 3
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La digue Matam-Ourossogui en achèvement (1946), en construction dans la presse de 1950 nomme le village
« À Matam des mesures ont été prises pour terminer avant fin juin les travaux d’une digue qui, reliant cette escale à Ourosoghi, en permettra [l’accès] »
La digue vers Matam, chantier des années 1946-1950.
Gallica (BnF) · La Côte d’Ivoire, 1946, p. 2 ; Paris-Dakar, 15 avril 1950, p. 3 (« Construction de la digue Matam-Ourossogui »)
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« Originaire d’Ourossogui… venu travailler à Dakar » — Bingo, décembre 1953 nomme le village
« Originaire d’Ourossogui, cercle de Matam, Dia Doro, comme beaucoup de ses compatriotes Toucouleurs, est venu travailler à Dakar »
Dia Doro, parti travailler à Dakar — un visage de l’émigration des années 1950.
Gallica (BnF) · Bingo, n° de décembre 1953, p. 7
Ouvrages 2
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Cartes historiques de la vallée du Sénégal — le catalogue Becker, Martin & Diallo (1995) ne le nomme pas
Source de la mention de 1820 (voir la carte Dupont).
IRD Horizon · CNRS/IRD, Dakar, édition révisée 1995 — recense environ 500 cartes de la vallée (XVIIe-XXe s.)
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« Wuro Soogi », littéralement « le village de Soogi » — Yaya Wane, 1969 nomme le village
« Wuro Soogi (Ourossogui). Littéralement « village de Soogi » (Sogui) : chef-lieu d’arrondissement de la province du Ngenaar (N’Guénar), dans le département de Matam »
L’étymologie du nom, par le grand ethnographe du Fouta Toro.
webPulaaku (édition en ligne de l’ouvrage IFAN) · Y. Wane, Les Toucouleur du Fouta Tooro : stratification sociale et structure familiale, IFAN, Initiations et Études Africaines XXV, Dakar, 1969, glossaire (réf. p. 21)
Statistiques 2
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Situation économique et sociale de la région de Matam (ANSD, 2012) nomme le village
« le diéri ou zone intermédiaire […] la vallée du fleuve, communément appelée « dandé mayo » […] la zone du ferlo »
Hôpital régional, aérodrome et coopération décentralisée ADOS documentés à l’échelle régionale.
vie-publique.sn · SES Matam 2012 — master archivé au corpus (SHA-256)
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Les coordonnées officielles des villages (base des localités ANSD/OCHA, 2017) nomme le village
« Thiancone Hiraye 15,59113 / -13,39159 · Thiancone Boguel 15,56143 / -13,37027 · Thiacone Mody Maka 15,56469 / -13,37519 · Danthiady 15,52769 / -13,39888 · Wassacode Mbaila ≈15,494 / -13,277 · Wassacode Thioutincobe 15,49220 / -13,27295 · Ourossogui 15,60591 / -13,32578 »
15,60591 N · 13,32578 O.
Humanitarian Data Exchange · COD-PS « Senegal - Settlements », fichier sen_PopulatedPlaces_TabularData.xlsx, endossé par l’IMWG de Dakar en août 2017 — master archivé au corpus
Web et diaspora 1
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La diaspora d’Ourossogui : ADO (1997), CAROF (2018), coopération ADOS nomme le village
Trois structures documentées relient la ville à sa diaspora et à la coopération française.
RNA / net1901 / département des Yvelines · ADO — Association pour le développement d’Ourossogui, Mantes-la-Jolie, 1997 ; CAROF, Saint-Denis, déclarée le 24/03/2018 (RNA W931017386) ; ADOS (Ardèche-Drôme-Ourossogui-Sénégal), coopération décentralisée
Aidez-nous à compléter cette histoire
Si l’une de ces questions vous dit quelque chose, même partiellement, votre souvenir a sa place ici.
- Quel lien la famille entretenait-elle avec Ourossogui ?
- D’où vient l’affirmation d’une fondation au XVIIᵉ siècle ?
Dans ce récit
- Lieu Ourossogui
Toutes les sources de ce récit
- Carnet familial manuscrit NIANG
-
Carte manuscrite du cours du Sénégal, par l’enseigne de vaisseau Dupont (1818-1820)
on voit apparaître les noms […] d’une quarantaine [de villages] entre Saldé et Bakel (comme […] Ouro-Sogui, Ogo, Amadi-Ounary)
-
Recensement de 1896 du cercle de Matam — villages, chefs de village et populations
Ourossoghui — Elimane Demba — 1 148
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Colonie du Sénégal — carte routière au 1:500 000
Ouro-Sogui
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Répertoire des villages 1998 — pré-recensement de l’Agriculture 1997-98
OUROSSOGUI — 174 concessions, 779 ménages en agriculture pluviale, 305 en maraîchage, 78 en production fruitière, 678 en élevage, 9 en pêche.
- Situation économique et sociale régionale de Matam, 2012
- Présentations publiques de la ville d’Ourossogui
- Aucune source retrouvée à ce jour